

Quand on fait des pâtes,
il y en a toujours trop[Jérôme Degallaix]
Ne sous-estimez jamais
la capacité lacrymogène d'un oignon.[Loi de Murphy]

Un marchand très riche avait plusieurs maisons à la campagne, où il faisait nourrir une grande quantité de toute sorte de bétail. Il se retira avec sa femme et ses
enfants à une de ses terres pour la faire valoir par lui-même. Il avait le don d’entendre le langage des bêtes ; mais avec cette condition, qu’il ne pouvait l’interpréter à personne, sans
s’exposer à perdre la vie ; ce qui l’empêchait de communiquer les choses qu’il avait apprises par le moyen de ce don.
Il y avait à une même auge un bœuf et un âne.Un jour qu’il était assis près d’eux,
et qu’il se divertissait à voir jouer devant lui ses enfants, il entendit que le bœuf disait à l’âne : « L’Éveillé, que je te trouve heureux quand je considère le repos dont tu jouis,
et le peu de travail qu’on exige de toi ! Un homme te panse avec soin, te lave, te donne de l’orge bien criblée et de l’eau fraîche et nette. Ta plus grande peine est de porter le marchand
notre maître, lorsqu’il a quelque petit voyage à faire. Sans cela, toute ta vie se passerait dans l’oisiveté. La manière dont on me traite est bien différente, et ma condition est aussi
malheureuse que la tienne est agréable.

Il est à peine minuit qu’on m’attache à une charrue que l’on me fait traîner tout le long du jour en fendant la terre, ce qui me fatigue à un point que les forces me manquent quelquefois.
D’ailleurs, le laboureur qui est toujours derrière moi ne cesse de me frapper. A force de tirer la charrue, j’ai le cou tout écorché. Enfin, après avoir travaillé depuis le matin jusqu’au soir,
quand je suis de retour, on me donne à manger de méchantes fèves sèches, dont on ne s’est pas mis en peine d’ôter la terre ou d’autres choses qui ne valent pas mieux. Pour comble de misère,
lorsque je me suis repu d’un mets si peu appétissant, je suis obligé de passer la nuit couché dans mon ordure. Tu vois donc que j’ai raison d’envier ton sort. »
Ils pensent !! et l'écrivent