

Quand on fait des pâtes,
il y en a toujours trop[Jérôme Degallaix]
Ne sous-estimez jamais
la capacité lacrymogène d'un oignon.[Loi de Murphy]

L’âne n’interrompit pas le bœuf ; il lui laissa dire tout ce qu’il voulut ; mais quand il eut achevé de parler : « Vous ne démentez pas, lui dit-il, le nom d’idiot qu’on vous
a donné : vous êtes trop simple ; vous vous laissez mener comme l’on veut, et vous ne pouvez prendre une bonne résolution. Cependant quel avantage vous revient-il de toutes les
indignités que vous souffrez ? Vous vous tuez vous-même pour le repos, le plaisir et le profit de ceux qui ne vous en savent point de gré. On ne vous traiterait pas de la sorte, si vous
aviez autant de courage que de force.Lorsqu’on vient vous attacher à l’auge, que ne faites-vous résistance ? que ne donnez-vous de bons coups de cornes ? que ne marquez-vous votre
colère en frappant du pied contre terre ? pourquoi, enfin, n’inspirez-vous pas la terreur par des beuglements effroyables ? La nature vous a donné les moyens de vous faire respecter, et
vous ne vous en servez pas. On vous apporte de mauvaises fèves et de mauvaise paille, n’en mangez point ; flairez-les seulement, et les laissez. Si vous suivez les conseils que je vous
donne, vous verrez bientôt un changement dont vous me remercierez. »

Le bœuf prit en fort bonne part les avis de l’âne ; il lui témoigna combien il lui était obligé. « Cher l’Éveillé, ajouta-t-il, je ne manquerai pas de faire tout ce que tu m’as dit, et tu verras de quelle manière je m’en acquitterai. » Ils se turent après cet entretien, dont le marchand ne perdit pas une parole.
Ils pensent !! et l'écrivent