

Quand on fait des pâtes,
il y en a toujours trop[Jérôme Degallaix]
Ne sous-estimez jamais
la capacité lacrymogène d'un oignon.[Loi de Murphy]
Le lendemain de bon matin, le laboureur vint prendre le bœuf ; il l’attacha à la charrue, et le mena au
travail ordinaire. Le bœuf, qui n’avait pas oublié le conseil de l’âne, fit fort le méchant ce jour-là, et le soir, lorsque le laboureur, l’ayant ramené à l’auge, voulut l’attacher comme de
coutume, le malicieux animal, au lieu de présenter ses cornes de lui-même, se mit à faire le rétif et à reculer en beuglant : baissa même ses cornes, comme pour en frapper le laboureur. Il
fit enfin tout le manège que l’âne lui avait enseigné. Le jour suivant, le laboureur vint le reprendre pour le ramener au labourage ; mais, trouvant l’auge encore remplie des fèves et de la
paille qu’il y avait mises le soir, et le bœuf couché par terre, les pieds étendus, et haletant d’une étrange façon, il le crut malade ; il en eut pitié, et, jugeant qu il serait inutile de
le mener au travail, il alla aussitôt en avertir le marchand.

Le marchand vit bien que les mauvais conseils de l’Éveillé avaient été suivis, et pour le punir comme il le méritait : « Va, dit-il au laboureur, prends l’âne à la place du bœuf, et ne manque pas de lui donner bien de l’exercice. » le laboureur obéit. L’âne fut obligé de tirer la charrue tout ce jour-là ; ce qui le fatigua d’autant plus qu’il était moins accoutumé à ce travail. Outre cela, il reçut tant de coups de bâton, qu’il ne pouvait se soutenir quand il fut le retour.
Ils pensent !! et l'écrivent