

Quand on fait des pâtes,
il y en a toujours trop[Jérôme Degallaix]
Ne sous-estimez jamais
la capacité lacrymogène d'un oignon.[Loi de Murphy]
Cependant le bœuf était très content ; il avait mangé tout ce qu’il y avait dans son auge, et s’était reposé toute la journée. Il se réjouissait en lui-même d’avoir suivi les conseils de l’Éveillé ; il lui donnait mille bénédictions pour le bien qu’il lui avait procuré, et il ne manqua pas de lui en faire un nouveau compliment lorsqu’il le vit arriver. L’âne ne répondit rien au bœuf, tant il avait de dépit d’avoir été si maltraité. « C’est par mon imprudence, se disait-il à lui-même, que je me suis attiré ce malheur ; je vivais heureux, tout me riait ; j’avais tout ce que je pouvais souhaiter ; c’est ma faute si je suis dans ce déplorable état ; et si je ne trouve quelque ruse en mon esprit pour m’en tirer, ma perte est certaine. » En disant cela, ses forces se trouvèrent tellement épuisées, qu’il se laissa tomber à demi mort au pied de son auge.
En cet endroit le grand vizir, s’adressant à Scheherazade, lui dit : « Ma fille, vous faites comme cet
âne, vous vous exposez à vous perdre par votre fausse prudence. Croyez-moi, demeurez en repos, et ne cherchez point à prévenir votre mort. — Mon père, répondit Scheherazade, l’exemple que vous
venez de rapporter n’est pas capable de me faire changer de résolution, et je ne cesserai point de vous importuner, que je n’aie obtenu de vous que vous me présenterez au sultan pour être son
épouse. » Le vizir, voyant qu’elle persistait toujours dans sa demande, lui répliqua : « Eh bien ! puisque vous ne voulez pas quitter votre obstination, je serai obligé de
vous traiter de la même manière que le marchand dont je viens de parler traita sa femme peu de temps après ; et voici comment :
...
Ils pensent !! et l'écrivent